Saint Joseph au secours des missions jésuites

 
 

Le 16 mars 1649, les missions de Saint-Ignace et de Saint-Louis tombaient successivement aux mains des Iroquois. Ce jour-là même, le Père de Brébeuf rendait sa grande âme à Dieu dans d’indicibles tourments. Le lendemain, le Père Lalemant expirait à son tour, après de plus longues souffrances. Restait le Fort Sainte-Marie, dernier rempart des Français et des Hurons. Il allait subir, le 18 mars, l’assaut des Iroquois victorieux.
« Nous redoublons de dévotions, écrit le Père Ragueneau, notre secours ne pouvant venir que du Ciel. Nous voyant à la veille de la fête du glorieux Saint Joseph, Patron de ce pays, nous nous sentîmes obligés d’avoir recours à un Protecteur si puissant. Nous fîmes vœu de dire tous les mois chacun une Messe en son honneur, l’espace d’un an entier, pour ceux qui seraient Prêtres ; et tous tant qu’il y avait de monde ici, y joignirent par vœu diverses pénitences.
« Tout le jour se passa dans un profond silence de part et d’autre, le pays étant dans l’effroi et dans l’attente de quelque nouveau malheur.
« Le dix-neuvième, jour du grand Saint Joseph, une épouvante subite se jeta dans le camp ennemi, les uns se retirant avec désordre, les autres ne songeant qu’à la fuite. Leurs Capitaines furent contraints d’obéir à la terreur qui les avait saisis ; ils précipitent leur retraite. »
Singulièrement belle encore est la relation du départ du fort Sainte-Marie, l’année suivante, pour se réfugier dans « l’île de Saint-Joseph » et y constituer « la mission de Saint-Joseph. » »

Sources :

http://www.tradition-quebec.ca/search/label/Histoire%20du%20Canada