La Pietà miraculeuse à Ponteix en Saskatchewan

 
 

Une statue qui échappa à la Révolution française :

L’église paroissiale de Notre-Dame d’Auvergne, à Ponteix, en Saskatchewan, abrite une statue miraculeuse de la Sainte Vierge. La statue, qui date du 15e siècle, est faite en chêne, et elle représente la Mère éplorée et son Divin Fils dans ses bras, après que celui-ci fut descendu de la croix.

Cette statue de Marie est originaire de France. Elle fut apportée au Canada après la Révolution française. À l’origine recouverte de feuilles d’or, la statue fut cachée dans un tas de paille par des paysans pendant la Révolution. La statue devint la propriété du chanoine Teytard d’Aubiere d’Auvergne en France qui, plus tard, la donnera à l’abbé Albert Royer, qui était son vicaire de 1885 à 1890.

Départ pour le Canada :

Un peu plus tard, l’abbé Royer fut nommé curé de Ponteix, un petit village de France dans la commune d’Aydat. Passé le 19e siècle, l’envie de fonder une paroisse en l’honneur de la Vierge Marie taraude l’abbé Royer. Il va d’abord prospecter en Algérie. Mais, il lira un article de l’abbé Gaire qui vantait les grandes prairies canadiennes. Il convainquit quelques-uns de ses paroissiens auvergnats à le suivre dans l’aventure. Le Révérend Père Albert Royer transmis sa statue à Monsieur Shoefer qui partait aussi s’installer en Saskatchewan.

Installation difficile :

L’abbé Royer fonda un premier village en Saskatchewan en 1908, qu’il nomma Notre-Dame d’Auvergne. Cinq ans plus tard, le village déménagea plus au sud lorsque le Canadien pacifique établit un chemin de fer. Après ce déménagement, la localité est rebaptisée Ponteix selon le nom de la paroisse du prêtre en France.

On fit rapidement construire une église dans laquelle on voulait installer la statue. Par une erreur de la compagnie maritime, la statue de Notre-Dame d’Auvergne ne fut pas immédiatement expédiée au Canada. Elle revint en France depuis l’Amérique du Nord, pour ensuite être renvoyée au Canada. Il lui fallut environ deux ans avant d’arriver en Saskatchewan. Elle fut par la suite placée au-dessus du maître-autel de la première église de Ponteix en 1909.

L’abbé Royer mourut en 1922 près de ses paroissiens aux multiples origines. Son souvenir marqua ses contemporains, et aujourd’hui encore, on ne peut parler de Ponteix en Saskatchewan sans faire référence à l’abbé Royer et à son œuvre. L’année qui suivait son décès, la deuxième église de Notre-Dame d’Auvergne fut détruite par un incendie. Heureusement, deux garçons sauvèrent de justesse la statue de l’incendie qui détruisit complètement l’édifice religieux. Ils l’ont portée à travers une fenêtre du sous-sol de l’église. Tout a été perdu, absolument tout, sauf un article et c’est la Madone, se souvient Laurent Desrosiers.

Début des pèlerinages :

Une troisième église fut construite. C’est cet édifice en briques de 1930 qui abrite actuellement la statue, mais les pèlerinages publics n’ont pas commencé avant 1934. Les années 1930s furent particulièrement difficile pour la population de Saskatchewan. C’est pourquoi, en 1934, Monseigneur A. Melanson, évêque de Gravelbourg, demanda à ses fidèles de faire un pèlerinage pour demander à la Vierge une aide spéciale pendant les années de sécheresse de la Dépression. Plusieurs milliers de pèlerins répondirent à l’appel en visitant son sanctuaire le 16 juillet 1936 à Ponteix. Le sanctuaire demeura l’un des deux lieux de pèlerinage du diocèse de Gravelbourg, et on lui attribue au moins un miracle.

Des ex-votos:

Sur les murs de l’église, une vingtaine de plaques de remerciements sont accrochées pour les différentes faveurs qu’elle a accordées, par exemple des guérisons.

 
 

 

Sources:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1227992/pelerinage-ponteix-statue-vierge-miraculeuse-pieta

www.saskhistory.ca/shrine-ponteix-our-lady-of-auvergne-shrine-1934/