Les premiers martyrs du Canada

Originaire du diocèse et territoire de Coutances, Le frère Nicolas Viel entre chez les Récollets de la province de Paris en 1598 et devient prêtre vers 1603. Il quitte Paris comme missionnaire au Canada le 18 mars 1623 avec le frère Gabriel Sagard et arrive à Québec le 28 juin, après trois mois et six jours de navigation. Dès le 16 juillet, les deux religieux et le père Joseph Le Caron rejoignent le Cap de la Victoire (aujourd’hui Sorel), lieu de rencontre pour la traite entre Hurons, Algonquins et Français. Le 2 août, ils partent en Huronie dans trois canots différents et s’installent à Caragouha.

Le Caron et Sagard reviennent à Québec à l’été 1624, tandis que Viel reste avec neuf Français, et apprend la langue huronne ce qui lui permet de compléter le dictionnaire du père Le Caron. Selon les récits de Sagard, Jean de Brébeuf, Le Clerc, et Paul Le Jeune, le 25 juin 1625, alors qu’il rejoint Québec, les trois Indiens qui l’accompagnent à bord du canot le jettent à l’eau au dernier saut de la rivière des Prairies. Il meurt noyé, comme son compagnon huron surnommé Ahuntsic, qui le suivait dans une autre embarcation. Son corps, repêché quelques jours plus tard, est inhumé à Québec.

L’église de la Visitation de la Bienheureuse-Vierge-Marie fut construite en pierres des champs entre 1749 et 1751, près du lieu de martyre de Nicolas Viel et Ahuntsic. Elle est la plus ancienne église de Montréal encore debout.

 
 

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