Notre-Dame-de-Recouvrance

 
 

Le voeu de Champlain:

Le 19 juillet 1629, les frères Kirke, mandatés par l’Angleterre, conquièrent la Nouvelle-France. Tous les missionnaires sont forcés de quitter la colonie. Samuel de Champlain est fait prisonnier et emmené à Londres. C’est alors qu’il se confie par voeu à la Sainte Vierge. Il fit le vœu de construire une chapelle dédiée à Notre-Dame de Recouvrance si la petite colonie était rendue à la France. C’est ce qui arriva en 1632 par le traité de St-Germain-en-Laye, où l’Angleterre accepta de rendre la colonie à la France.

À son retour, Champlain accomplit son vœu en édifiant, en 1633, ladite chapelle sur le site occupé actuellement par la Basilique-cathédrale. Cette chapelle fut détruite dans l’incendie de 1640 et remplacée par l’église Notre-Dame-de-la-Paix en 1647. Cette église devint, en 1664, la première église paroissiale en Amérique du Nord que Monseigneur de Laval consacre et dédie à l’Immaculée Conception. En 1674, l’église fut élevée au rang de cathédrale.

Mort de Samuel de Champlain:

« Au début d’octobre 1635, Champlain est frappé de paralysie. Par testament et devant le greffier de Québec, il constitue la Vierge Marie son héritière, et il meurt le jour de Noël de la même année » (c.f. Petite histoire de Notre-Dame du Cap). Selon certains historiens, il se serait fait enterré dans sa chapelle de Notre-Dame-de-Recouvrance

La nouvelle église dédiée à Notre-Dame de la Recouvrance:

     En 1929, lorsque l’archevêque de Québec décida de créer une nouvelle paroisse dans Québec-Est, il lui donna le nom de Notre-Dame de Recouvrance pour célébrer le 3e centenaire du vœu de Samuel de Champlain en 1629. Le 13 juin 1929, l’archevêque installa, du côté gauche de la nef à l’arrière de la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, une statue de Notre-Dame de Recouvrance qui reproduit celle du sanctuaire de Tourailles, en France.

 
 

 

Sources:

Abbé Nicolas Pinaud, Petite histoire de Notre-Dame du Cap et du miracle du pont de glace dit  »Pont des chapelets », édition Saint Agobard, page 11